Les conflits sociaux ou la lutte des territoires

Les conflits sociaux ou la lutte des territoires

Pour la petite histoire, la première ébauche de cet article a été écrite lors de la grande grève perlée de la SNCF en avril 2018,
puis il a été repris lors des premières manifestations des Gilets Jaunes.
À ce moment-là, je n’avais pas encore monté le blog.
Mais je sentais que ce texte émettait un sujet important.

Je l’ai repris pour le blog à l’occasion de l’anniversaire des Gilets Jaunes,
mais il ne me convenait pas encore.
Et là, la circulaire que Castaner, ministre de l’Intérieur,
a envoyé aux préfets pour le comptage des voix aux prochaines élections municipales,
m’a fait ressortir cet article qui rentre en totale résonnance avec cette actualité.

 

       Plus d’un an ! Plus d’un an que la France est enlisée dans un conflit social sans précédent. Tout a commencé avec les Gilets Jaunes en novembre 2018 pour ensuite ne plus s’arrêter : infirmiers, cheminots, avocats, gaziers, chercheurs, médecins, professeurs, et j’en passe. La majorité des corps de métier sont en grève, et le projet de réforme des retraites (pour comprendre l’enjeu de la réforme, article à lire en cliquant ici) n’a fait qu’envenimer les choses.

       Qu’est-ce qui les rapproche ? Au premier abord, ce n’est pas la politique car un avocat vote rarement comme un cheminot. Non, ce qui les rapproche, c’est un ras-le-bol, ras-le-bol grandissant face à des mesures prises par « en haut » et qui ne correspondent pas au métier, à ses besoins et à l’évolution de la société. Au-delà de la simple divergence d’opinion politique, c’est ainsi la vision du service public, de l’égalité sociale et du territoire qui les unit. Et après plus d’un an de conflit, sans aucune résolution de la part du gouvernement (ce n’est pas le but d’un gouvernement de bien administrer un pays undecided ?), nous sommes en train d’assister à une « lutte des territoires », et comme toutes les luttes de territoire, celle-ci peut être violente.

       Cet article ne nie pas les différences de classes sociales (mon entourage me connaît : il m’entend régulièrement vilipender les ultra-riches et défendre les pauvres), mais quand je vois des avocats, médecins et professeurs qui manifestent, et qui eux, ne font pas partie de la classe populaire, je me dis que le malaise de la société française est bien plus profond qu’une simple divergence de classes. Et si la lutte des classes ne suffit pas à expliquer le malaise de la société française, c’est qu’une autre opposition a lieu. Aborder celle des territoires me semble donc pertinent.

La France, pays rural dirigé par des urbains

       « Lutte des territoires », l’expression peut paraître forte. Pourtant… Pourtant que se passe-t-il depuis ses trente dernières années en France ? Comme tout le monde le constate, les politiques sont déconnectés de la France d’en bas, les haut-fonctionnaires ont pris le pouvoir[1]. Au-delà du problème démocratique, cela ne serait pas tant un problème en soi : des gens « compétents » qui travaillent et connaissent les dossiers, qui ont l’habitude du terrain… Oui, mais de quel terrain parle-t-on ? De la ville ? De la campagne ? Tous ces dirigeants (politiques et haut-fonctionnaires) viennent de la ville[2]. Et pas des petites villes ou des villes moyennes mais des grandes villes, les métropoles (ville de plus de 150000 habitants en France) ! Vous allez me dire quel est le problème : ils viennent de la ville et les médias nous clament que la France est un pays urbain[3]… Ils connaissent donc bien le terrain urbain… Hum, hum ! C’est là que le problème apparaît : oui, la France est un pays urbain… selon les chiffres français !

       En France, est considérée comme une ville toute commune de plus de 2000 habitants ! Deux mille habitants ! Vous conviendrez, que vous soyez aussi bien urbain que rural, 2000 habitants, ce n’est pas une ville, c’est tout au plus un bourg. En prenant ainsi en compte que tout Français habitant dans une commune de plus de 2000 habitants est un urbain, les chiffres de l’INSEE donnent presque 80 % de la population française vivant en ville[4] (77,5 % exactement). Cependant, ce chiffre tombe à même pas 35 % selon l’OCDE[5] ! Comment une telle différence est-elle possible ? L’OCDE considère, contrairement à la France qu’une petite zone urbaine est à partir de 50000 habitants[6] ! Alors qu’en France, 50000 habitants, c’est déjà une grande ville !

       Si les chiffres sont toujours contestables, plus de 40 % de différentiel a de quoi nous interpeller ! Voilà une dissonance qui est énorme pour mener à bien une politique territoriale digne de ce nom ! Plusieurs chercheurs géographes (Hervé Le Bras, Emmanuel Todd ou encore Christophe Guilly) l’ont déjà signalé à plusieurs reprises dans leurs différents livres. Pourtant, les lois continuent à être décidées en dépit du bon sens de l’aménagement d’un territoire rural.

Coulon, en Poitou-Charente, près de Niort.
C’est dans cette commune que débute le marais poitevin.
Alors ville ou village ?…  C’est une ville (selon les chiffres français) :
le nombre d’habitants dépasse les 2250 !

La fermeture des gares : un exemple concret d’un aménagement pensé pour des villes

       Fermer des lignes ou des gares, oui, en effet, cela peut paraître logique quand sur le papier, elles sont proches. Exemple, Auray, dans le Morbihan n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Vannes et à une petite trentaine de Lorient. Pourquoi conserver cette gare d’une petite ville (12000 habitants) si proche de deux grandes villes ? Toutefois, celui qui s’arrête à Auray est souvent étonné du trafic voyageurs que cette gare draine (environ 740000 voyageurs en 2015). Les décideurs ont oublié une chose en ayant seulement le schéma d’une ville dans la tête : la gare d’Auray ne draine pas que des Alréens, comme cela peut être le cas à Marseille avec les Marseillais, mais aussi tout ceux de la presqu’île de Quiberon ! Et là, nous arrivons à plus de 85000 habitants (hors été), sans compter le bassin de population au nord d’Auray. Nous arrivons donc à la population d’une grande ville !

       Il en est de même pour toutes les « petites » gares de la ligne du Sud Bretagne, mais aussi dans toutes les régions françaises. La gare peut être celle d’une petite ville, mais elle attire énormément de personnes avec toutes les communes rurales à une dizaine de kilomètres aux alentours. C’est pourquoi l’aménagement du territoire français est important car la majorité des Français n’habitent PAS dans les grandes villes, et encore moins en métropole !

      Cet exemple se décline également pour les tribunaux, les hôpitaux, les sous-préfectures, la Poste, etc. À vouloir fermer des services publics parce qu’ils se situent dans une petite « ville », les décideurs oublient que petite ville n’égale pas petit nombre d’habitants ! Les Français ruraux ne se sentent ainsi plus représentés par des gouvernants qui ne peuvent pas comprendre leurs problèmes comme ils ne vivent pas à la campagne. Et le fossé qui les sépare se creuse d’année en année puisque ces dirigeants veulent même des territoires toujours plus grands !

Suppression du chef de bord dans les TER

Un autre exemple récent, en lien avec le transport ferroviaire, est le choix par la direction sneufcienne de ne plus mettre de chef de bord dans les trains régionaux. Leur argument est que cela se fait à Paris pour le métro et le RER. Rien que cet argument montre que la décision est viciée : la France n’est PAS Paris ! On ne peut PAS appliquer une disposition à Paris comme dans une petite ville de 10000 habitants ! (Et personnellement, je pense que cela ne serait pas du luxe d’avoir du personnel de bord dans les métros et RER, car le soir ou le matin très tôt, vous tombez régulièrement sur des personnes pas nettes.)

En donnant ainsi ce pseudo-argument, les dirigeants de la SNCF oublient que si un métro tombe en panne, la prochaine station est à une dizaine de minutes à pied et vous êtes en ville donc avec du réseau téléphonique. Quand vous tombez en panne en pleine campagne, où la prochaine station est à plus d’une dizaine de kilomètres (bientôt à une vingtaine quand la SNCF aura réussi à fermer toutes les petites gares !), vous faites comment ? Encore un exemple qui montre bien que cette décision est prise par des gens des villes qui ne connaissent pas le territoire rural ! Et pourquoi cette absence de chef de bord seulement dans les trains régionaux ? Si on suit leur logique jusqu’au bout, pourquoi pas aussi dans les TGV ? Étrangement, un train qui relie une grande ville à une autre grande ville a le droit à davantage de personnel qu’un train de campagne !

La réforme territoriale des méga-régions : plus grandes qu’un quart des pays européens

       La dernière réforme territoriale de 2015 révèle aussi ce manque de considération pour les territoires ruraux et la taille de la France (plus grand pays européen comme on l’oublie si souvent). La création d’énormes régions (la plupart sont plus grandes qu’un quart des pays européens) a amplifié ce phénomène d’abandon des territoires. La moitié des capitales régionales ont disparu au profit, encore une fois, de la Grande ville, de la métropole, alors que celles-ci sont déjà plus que saturées au niveau circulation, logement, bureau. Pourquoi n’a-t-on pas au contraire conserver les villes moyennes pour en faire une capitale administrative ? C’est le cas en Bretagne (Brest et Quimper pour le Finistère, Lorient et Vannes pour le Morbihan, Saint-Malo et Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor), et on ne peut pas dire que cela a desservi à la Bretagne : taux de chômage bas, logements accessibles dans les villes moyennes. Le pouvoir et le centre économique se répartissent ainsi sans désavantager une ville au profit d’une autre.

       Séparer la capitale administrative de celle économique éviterait également d’augmenter la pression sur le logement en métropole, donc le prix du loyer. Mais, aussi d’accroître le chômage comme cela s’est produit en Picardie, qui a été amputée de sa capitale Amiens au profit de Lille qui était déjà plus que saturée. Et après, quel étonnement quand les gens votent Front National pour exprimer leur ras-le-bol ! Mais non, nos décideurs, venant de grandes villes, veulent des villes encore plus grandes pour faire des métropoles (il est frappant de noter que la majorité des haut-fonctionnaires partent rarement en vacances dans la campagne française mais dans d’autres métropoles étrangères). Et tout ceci sans aucune considération pour l’histoire géographique de la France.

La dernière réforme territoriale : augmenter la taille des villes et éloigner encore davantage le Français rural du centre des décisions

       L’autre grande réforme territoriale dont les médias ont moins parlé alors qu’elles impactent beaucoup la vie des communes de campagne (mais la plupart des journalistes viennent aussi des villes…) est la loi NOTRe qui a été mise en place en 2015. Les villages sont ainsi fortement incités à se regrouper en communautés de communes, voire d’agglomérations : plus la structure est grosse, plus les communes reçoivent de l’argent de la part de l’État. Pour faire partie d’une communauté d’agglomérations, il faut donc regrouper plus de 25000 habitants ! On se retrouve alors à des endroits avec des communautés d’agglomération de plus de 500 km! Où est l’origine de la communauté de communes qui était là pour faire un lien entre la ville où les gens venaient y travailler et les villages aux alentours où les gens y logeaient[7] ? Des gens se retrouvent ainsi à faire plus de 30 kilomètres rien que pour aller à la déchetterie !

       Le problème de toutes ces réformes territoriales (qui portent mal leur nom puisqu’elles ne sont pas du tout ancrées dans le territoire existant) est le manque démocratique (par exemple, le président de la communauté de communes n’est pas élu directement, et dans la majorité des cas, c’est le maire de la grande ville qui se retrouve à présider !), mais surtout l’éloignement du centre de décision des citoyens. Et toutes les réformes que le gouvernement actuel souhaite vont dans ce sens : fermeture des tribunaux, regroupement des écoles dans des méga-centres scolaires[8] (plus grands que des collèges), réduction du nombre de députés pour diminuer les frais… Si l’idée paraît alléchante au niveau financier, le problème est que les députés ruraux vont se retrouver avec un territoire encore plus grand à couvrir, et faire le tour de leur circonscription prendra du temps (pour les députés qui font leur job).

Sans institutions communales,
une nation peut se donner un gouvernement libre,
mais elle n’a pas l’esprit de la liberté.

Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Gallimard, « Folio »,
chapitre V, p. 112-113

Grands projets ou comment diminuer les terres rurales

La France a toujours aimé les grands projets, que ce soit pour le nucléaire, la fusée Ariane, les musées, les télécommunications ou autre, beaucoup de politiques ont lancé leur projet. Si jusque dans les années 1980, cela ne posait pas trop de problème car les retombées étaient là (emploi, développement d’un territoire comme à Pleumeur-Bodou*, près de Lannion dans les Côtes-d’Armor), depuis les années 1990, les grands projets se sont révélés inutiles, mangeurs de terres agricoles, voire destructeurs d’emploi. Autant je peux comprendre que dans les années 1990, les politiques continuaient sur cette lancée, mais maintenant avec le recul, en 2020 : on SAIT que cela ne sert à rien, excepté de faire disparaître l’équivalent d’un département français tous les 7 ans.

Et tous ces projets sont lancés par qui ? Soit de grands groupes industriels avec des dirigeants qui vivent en métropole, soit des ministères donc de Paris. Les élus locaux ne sont mis au courant qu’au dernier moment, soit ils acceptent le projet avec le mirage de l’emploi, soit ils luttent contre mais à peine perdue.

Mon meilleur exemple est celui de la gare à betteraves en Picardie dans les années 1980 : décidé par Paris, sans concertation avec la population locale, de faire une gare à une quarantaine de kilomètres d’Amiens, la grande ville du coin, en plein champ (d’où son surnom que n’importe quel agent SNCF de France et de Navarre connaît). Bilan : 25 ans, plus tard, la SNCF parle de la fermer car son taux de fréquentation est bas ! Aucune remise en cause de leur mauvaise gestion et politique de cette gare. Le problème est que pendant ce temps-là, des terres agricoles ont encore été sacrifiées !

Une carte a été établie par le journal Reporterre pour montrer tous les grands projets inutiles afin d’interpeller les politiques sur la nécessaire remise en cause de ces projets qui ne vont pas dans le sens de l’écologie et du manque d’eau et de terres agricoles à venir.
https://reporterre.net/La-carte-des-luttes-contre-les-grands-projets-inutiles

Carte des luttes contre les grands projets inutiles.

 

* https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/revolutions-des-sixties-15-un-ballon-dans-la-lande-laventure-spatiale-de-pleumeur-bodou

La chanson de Gauvain, Les Oubliés,
et son super clip Lego (réalisé par le Quimperlois Raphaël Ouptier),
illustre très bien ce fossé qui sépare les ruraux avec le centre urbain décisionnaire.

Circulaire de Castaner : le mépris des voix rurales

       Bref, cet article pourrait continuer des pages et des pages car les exemples de décisions inadaptées au territoire abondent. La lutte entre rural et urbain symbolisé par les Gilets Jaunes et par tous les corps de métier relevant du service public (justice, santé, éducation, transport) a encore de beaux jours devant elle tant que les décideurs n’auront pas compris que la France est un pays rural et qu’il faut mettre des gens de terrain, c’est-à-dire faire rentrer des ruraux au gouvernement mais aussi dans toutes les instances décisionnelles comme les syndicats, les associations, les comités…

       Pourtant, le pompon a été atteint mi-janvier avec la circulaire que le ministre d’lntérieur, Christophe Castaner a envoyé aux préfets pour le comptage des voix aux prochaines élections municipales qui auront lieu en mars 2020[9]. Sans parler du problème de l’attribution des nuances politiques[10], le point important est que le préfet ne compterait pas les voix des communes de moins de 9000 habitants, c’est-à-dire 96 % des communes françaises, ce qui représente 54 % des électeurs[11] ! Et ces électeurs, ce sont qui ? Des ruraux ! Le vote des ruraux ne sera ainsi pas du tout représenté dans les médias nationaux le soir des élections ! Comme geste clair de dédain envers les ruraux, on ne peut pas faire mieux ! Les gens des campagnes n’ont ainsi même plus voix au chapitre !

       La France est le plus grand pays d’Europe en superficie, ne l’oublions pas. Ainsi, l’aménagement a toujours été une préoccupation française, mais aujourd’hui les Français ruraux, qui sont toujours majoritaires, ne se retrouvent pas dans l’aménagement que les dirigeants urbains leur proposent, d’où des tensions très vives et des conflits sociaux qui s’enlisent. Malheureusement, ces dirigeants n’habitent pas à la campagne pour s’en rendre compte. La lutte pour le territoire ne fait que commencer… 

Et pour finir sur une note positive
une photo du village de Saint-Florent, en Haute-Corse.
Le nombre d’habitants dépasse les 1650.

POUR EN SAVOIR PLUS

Livres

Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, Le mystère français, Seuil, « La République des idées », 2013

Hervé Le Bras, Le nouvel ordre électoral, Seuil, « La République des idées », 2016

Christophe Guilluy, La France périphérique : Comment on a sacrifié les classes populaires, Flammarion, 2014. Un résumé en cliquant ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_France_p%C3%A9riph%C3%A9rique

 

Radio, émission Du Grain à moudre

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/les-communes-doivent-elles-sunir-pour-ne-pas-mourir

https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre-dete/la-commune-t-elle-encore-un-sens

 

Article

Un très bon article du journal La Montagne qui résume toute la problématique du regroupement des régions traditionnelles en méga-régions : https://www.lamontagne.fr/amp/clermont-ferrand-63000/sports/voici-pourquoi-pratiquer-une-activite-sportive-revient-plus-cher-en-auvergne-depuis-la-fusion-avec-rhone-alpes_13672706/

 

Carte

Carte de tous les grands projets qui ne visent qu’à artificialiser les terres au détriment des territoires ruraux (établie par Laury-Anne Cholez pour le site d’information Reporterre) : https://reporterre.net/La-carte-des-luttes-contre-les-grands-projets-inutiles

 

Sites internet

http://www.observationsociete.fr/population/donneesgeneralespopulation/la-part-de-la-population-vivant-en-ville-plafonne.html

https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/nouveautes/77-5-des-francais-vivent-en-ville

https://www.inegalites.fr/Villes-periurbain-rural-quels-sont-les-territoires-les-moins-favorises

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1281191

https://www.lesechos.fr/2016/07/en-france-les-inegalites-territoriales-saggravent-213109

NOTES DE BAS DE PAGE

[1] Il n’y a qu’à observer le gouvernement actuel : la majorité des députés En Marche ne travaillent pas sur les dossiers. Le meilleur exemple est le député finistérien de la circonscription de Brest qui n’a même pas lu le rapport sur les armes vendues à l’Arabie Saoudite alors qu’il faisait partie de la commission Armes du Parlement !!! Et il l’avoue sans honte aux journalistes : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/replay-regardez-le-documentaire-mon-pays-fabrique-des-armes_3001263.html

[2] Les statistiques des concours administratifs de catégorie A (pour les postes de direction) sont frappantes : les candidats reçus viennent en majorité des grandes villes.

[3] https://www.actu-environnement.com/ae/news/urbanisation-france-etalement-urbain-13327.php4

[4] https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280970#titre-bloc-5

[5] https://data.oecd.org/fr/popregion/repartition-de-la-population-nationale.htm#indicator-chart et https://data.oecd.org/fr/popregion/population-urbaine-par-taille-de-ville.htm

[6] https://data.oecd.org/fr/popregion/repartition-de-la-population-nationale.htm#indicator-chart

[7] Jean Arthuis, homme politique centriste, l’explique bien dans son livre S.O.S Finances publiques. Osons les vraies réformes ! Calmann-Lévy, 2011.

[8] https://www.bastamag.net/Petites-ecoles-grande-reussite

[9] https://www.publicsenat.fr/article/politique/document-la-circulaire-polemique-de-l-interieur-sur-les-nuances-politiques

[10] https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-cette-decision-de-castaner-ulcere-lopposition_fr_5dfc884ce4b05b08bab33968

[11] https://www.francetvinfo.fr/elections/municipales/resultats-du-ps/municipales-la-circulaire-de-christophe-castaner-qui-pourrait-avantager-lrem_3786331.html

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4 réactions au sujet de « Les conflits sociaux ou la lutte des territoires »

  1. LES CONFLITS SOCIAUX OU LA LUTTE DES TERRITOIRES, un article à lire et à relire !!!! Ce qu’il explique est très très important pour une majorité de Français.es.

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