Covid-19 : quelles leçons à en tirer ? (2e partie)

Covid-19 : quelles leçons à en tirer ? (2e partie)

Pour retrouver la 1re partie
L’arrivée du virus par la mondialisation
et un mode de vie urbain
cliquez ici.

2e partie
L’installation d’une crise sanitaire
et économique à cause
des manquements de l’État

 

 En guerre, on donne des ordres.
En crise, on donne des moyens.
Baptise Beaulieu

       Si la propagation du virus a été exponentielle, son installation dans la durée aussi. Et là, nous pouvons remercier les politiques publiques des trente dernières années qui ont diminué les services publics et qui n’ont eu aucune politique industrielle et sociale forte.

Ça commence par les petits

       Comme toute histoire de diminution de services publics, cela commence à la campagne (mon article à ce sujet, cliquez ici). Ces trente dernières années ont vu la fermeture de nombreux hôpitaux de « campagne ». Par « campagne », entendez ville de 10 000 habitants. Un chiffre édifiant en 20 ans (de 1996 à 2016) : une maternité sur trois a été fermée[1] !!! Alors que paradoxalement, le nombre de naissances augmentait (oui le mini baby-boom de l’an 2000 dure toujours, et l’an 2000 n’a pas été l’année la plus faste dans les naissances françaises mais 2010[2]), sans oublier le vieillissement de la population qui nécessite plus de soins ! L’État commence ainsi par fermer certains services (maternité par exemple, puis urgences) ou par fusionner ces hôpitaux avec ceux de la grande ville la plus proche (même si elle est à plus de trente kilomètres) pour finir par tout fermer.

       Vous me direz : vous ne voyez pas où est le mal puisqu’avec une voiture, il y a d’autres hôpitaux pas trop loin et qu’il faut bien se soigner. Oui, c’est vrai. Mais quand vous avez une demi-heure de voiture, voire plus, vous hésitez à deux fois pour aller aux services des Urgences. Et pendant ce laps d’hésitation, une maladie contagieuse a tout son temps pour contaminer d’autres personnes. C’est ce qui s’est passé à Auray, dans le Morbihan, un des premiers foyers français de la pandémie du covid-19. Il y a bien un hôpital mais le service des Urgences est fermé hors saison (il n’ouvre que quand les touristes arrivent, car c’est connu, les autochtones ne sont pas malades…). Bref, le temps que les personnes se décident à aller aux Urgences les plus proches (Vannes), la ville et ses alentours se sont transformés en foyer du virus ! Heureusement, grâce à une pollution de l’air basse et à une densité moindre, le foyer d’Auray s’est moins propagé que dans d’autres régions françaises.

Moins d’argent pour tout le monde

       Comme si la fermeture des hôpitaux ne suffisait pas, les gouvernements successifs des vingt dernières années ont également diminué le budget alloué à l’hôpital avec comme conséquence la diminution de moyens et de matériels. Moins de lits, moins de matériel, moins de personnel soignant. Budget qui diminue alors que la population française vieillit et que le matériel médical coûte de plus en plus cher : les machines IRM, scanners, étant à la pointe technologique, ont un coût non négligeable. Dépenses de plus en plus chères et budget diminuant, l’équation ne fonctionne pas.

        De plus, la tendance des quinze dernières années a embauché des cadres dirigeants à la place de soignants pour manager l’hôpital et lui apprendre à faire des économies : comprenez en n’embauchant pas de personnel soignant mais en ne remettant pas en cause le salaire de ces cadres dirigeants[3]. Moins de soignants = des équipes plus vite épuisées = donc plus fragiles immunologiquement.

       Et évidemment, la diminution des lits dans les hôpitaux ces vingt dernières années a amplifié le phénomène ravageur de cette crise sanitaire[4] ! Plus de 60000 lits ont été supprimés entre 2003 et 2015[5] ! 60000 lits !  Bien sûr, avoir davantage de lits n’aurait pas enrayé l’épidémie, mais aurait permis de prendre en charge TOUTES les personnes malades ! Et là, dramatiquement, les médecins sont obligés de choisir les patients à soigner ! Au XXIe siècle, dans la sixième puissance du monde ! C’est une honte !

L’EPRUS est l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires,
c’est l’organisme qui gère les stocks en vu d’attaque terroriste ou d’épidémies.
Notez la baisse drastique des financements :
en même pas 10 ans, nous sommes passés
de 280 millions à 25 millions d’euros !
(Tableau Basta Mag[6])
 

       Ensuite, le problème du désengagement de l’État dans la recherche scientifique (et recherche tout court : même énergétique et industrielle !). En effet, lors de l’épidémie de Sras en 2002, plusieurs fonds avaient été débloqués pour chercher des remèdes face à ce nouveau type de virus, les coronavirus (virus à couronne). Mais les politiques publiques investissant de moins en moins dans le long terme, les fonds ont diminué petit à petit, la crise de 2008 arrive et ces fonds ne sont plus qu’une peau de chagrin[7]. J’ai toujours du mal à comprendre ce choix. Tout le monde ou presque sait que la recherche prend du temps. Rien que pour un vaccin, dans le meilleur des cas, c’est un an et demi ! Donc, forcément, lors de l’apparition d’une épidémie, le virus n’attend pas que nous trouvions un vaccin pour se propager. Et le pire est que les chercheurs ont alerté les différents gouvernements de l’émergence de ces nouveaux virus, notamment lors de la crise du Mers en 2012[8] qui était due aussi à un nouveau coronavirus.

       Enfin, sans parler de la mauvaise gestion de la crise de la part du gouvernement français, le manque cruel de masque révèle bien toute la logique capitaliste et ses dérives. Alors que le masque est la première protection pour les soignants et la population en empêchant une trop grande contagion, l’État a préféré faire l’impasse dessus.

Deux chiffres : 1 milliard de masques en stock en 2010, 110 millions en 2020[9] !!!

       Cette logique du flux tendu donne une catastrophe sanitaire IRRÉPARABLE ! Pour soigner les malades, les soignants sont eux-mêmes infectés, et leurs conditions de vie se durcissent. Pire, combien en sont morts !? Le confinement a donc été choisi par certains gouvernements pour contenir la propagation du virus, mais le confinement est une solution de pis-aller car il n’y a plus d’autres solutions : manque de protection, manque de lits, manque d’hôpitaux, manque de test, manque de soignants, manque de… bref manque de tout ! Mais en choisissant le confinement d’une bonne partie de la population, c’est la catastrophe pour l’économie qui était déjà mise à mal par la politique du flux tendu !

Capture d’écran d’une story de Baptiste Beaulieu sur Instagram, médecin et auteur. 

La catastrophe économique du flux tendu

       Être toujours à flux tendu a aussi des conséquences économiques. La crise sanitaire va entraîner la crise économique, mais celle-ci aurait pu être moindre, si la majorité des entreprises françaises ne fonctionnait pas à flux tendu avec leur masse salariale. Par exemple, La Poste à Quimper, avant la crise, est passée de huit tournées à quatre. Et ne me dites pas qu’il y a moins de courriers ! C’est faux. Certes, il y a moins de lettres, mais les colis n’ont jamais été aussi nombreux. Conséquence, le courrier arrive en retard[10] (un comble au XXIe siècle !).

       La crise arrive et La Poste décide, au niveau national, de diminuer encore les tournées en ne passant plus qu’à trois jours par semaine. Ainsi, le courrier qui était en retard en février s’accumulera d’autant plus avec la crise. Celle-ci amplifie donc le problème de manque de personnel qui se trouve dans la plupart des entreprises françaises.

       Attention, je ne critique pas la gestion de La Poste pendant la crise. Ce que je critique, c’est, qu’à mon avis, les services auraient été moins impactés, s’il y avait davantage de personnel, de moyens aussi bien humains, financiers que matériel. Si les postiers n’étaient pas en flux tendu à rattraper du retard qui se cumule (et sans embauche, qui ne se rattrape jamais, expérience personnelle), s’ils avaient de véritables protections et s’ils avaient les moyens d’acheter ce qu’il leur faudrait pour avoir une protection optimale, ils auraient pu continuer leur travail correctement et en toute sécurité sanitaire ! Sans oublier que des employés plus fatigués, ce sont des employés plus sensibles aux virus.

La justice, elle aussi en retard

La cas de La Poste est le même pour la justice. En 2008, le président de l’époque, Nicolas Sarkozy a décidé de fermer des tribunaux pour soi-disant faire des économies (économies qui n’ont jamais été réalisées comme le montre ce rapport du Sénat[*]). Plus de 15 ans après, nous payons encore les pots cassés avec une augmentation des temps de jugement. Je n’ai pas encore compris comment les gouvernants arrivent à baisser les temps de jugements s’ils n’embauchent pas des gens : davantage de magistrats et de greffiers = davantage de personnes pour rendre la justice ! Est-ce si compliqué à comprendre !? Outre le problème de justice d’avoir un temps aussi long, il y a aussi un problème économique. En effet, dans les jugements où des sommes d’argent sont en jeu, l’argent est provisionné, c’est-à-dire bloqué jusqu’à la fin du jugement. Mais pendant que cet argent est bloqué, il n’est pas investit dans l’économie !

Pour revenir à la crise, la justice était déjà longue avant celle-ci, mais là, toutes les audiences sont reportées (ce qui est normal), mais certaines sont déjà reportées pour 2021 ! Vous attendiez votre jugement en avril 2020, et vous vous retrouvez avec un nouveau délai de presqu’un an !!! Il y a quand même un problème, et là, ce n’est pas de la faute de la crise, mais bien d’une politique qui ne met pas d’argent dans les services publics !

[*] http://www.senat.fr/rap/r11-662/r11-66211.html

Les manques d’une politique sociale

       Ensuite, la propagation de l’épidémie et la mise en place du confinement a révélé la faiblesse du système associatif français. Pendant cette crise, beaucoup d’associations ont d’énormes problèmes d’action et de rentrée d’argent. En effet, la majorité de leurs bénévoles sont des personnes âgées[11], il est donc plus risqué pour elles d’avoir des interactions sociales, sans oublier le problème du déplacement[12]. De même, il y a une énorme diminution des rentrées d’argent : plus de vente possible et les legs sont bloqués à cause de la fermeture des études notariales. Les associations se retrouvent alors dans une situation très délicate au moment où les populations démunies ont le plus besoin d’elles[13]. La faute n’est pas à imputer aux associations mais à ce système qui pallie les manquements de l’État par une pléthore d’associations caritatives, protectrices et environnementales. Normalement, cela devrait être à l’État de gérer l’aide alimentaire, l’aide aux victimes, les problèmes environnementaux… Le fait que les associations ne peuvent plus s’en occuper en temps de crise montre bien que cela devrait relever du service public, car en temps de crise, ce qui continue à fonctionner, ce sont les administrations publiques, certes au ralenti, mais elles sont toujours là, et nous pouvons les en remercier.

       Et le pire, c’est qu’en temps de crise, les personnes, déjà pauvres ou à la limite de la pauvreté se retrouvent encore plus impactés. Depuis un mois, dans les quartiers pauvres de France, des files d’attente de plusieurs heures se forment pour recevoir de l’aide alimentaire[14] (étrangement, on a davantage entendu parler des files d’attente pour le Mc Donald’s que celles pour l’aide alimentaire !). Comme il n’y a plus de cantine, ces familles ont besoin de davantage de nourriture pour leurs enfants. Comme souvent, ce sont des foyers où il n’y a qu’un salaire qui rentre, et si celui-ci est impacté par la crise (employé de la restauration, du commerce,…), c’est la catastrophe ! En ne mettant pas en avant des politiques publiques qui aident réellement les gens à sortir de la pauvreté, l’État, encore une fois, faillit à son devoir d’égalité pour tous. Il y aurait moins de pauvres en temps normal, lorsqu’une crise, amplifiant toujours les effets négatifs d’une société, arrive, il aurait été plus simple de s’occuper de toutes ces personnes.

Les manques d’une politique industrielle

       Enfin, le manque d’une politique industrielle forte de la part de l’État français depuis ces trente dernières années dénote toutes ces conséquences en temps de crise. Si, déjà au premier abord, cette « politique » se discute au niveau du chômage ; en temps de crise, elle montre toute son ineptie. Cette crise nous a donc appris que nous, Français, habitants de la sixième puissance mondiale, étaient dépendants de la Chine et d’autres pays pour les médicaments, les masques, les tests, les préservatifs, les… Bref, que nous ne produisions plus rien ou presque ! Il est joli de vouloir être une start-up nation, mais à quoi cela nous sert-il si nous ne disposons même pas des produits essentiels !?

       L’État a ainsi voulu appliquer la logique du flux tendu à ces produits essentiels, pourquoi pas… mais le problème est quand la crise est là, est qu’il faut (re)démarrer une production, si nous n’avons plus les outils pour, ON NE PEUT RIEN FAIRE, même avec la meilleure volonté du monde ! Le meilleur exemple est l’usine bretonne de masques à Plaintel dans les Côtes-d’Armor qui a été rachetée par le groupe américain Honeywell en 2010 et qui finalement ferme en 2018 !!! Deux erreurs importantes de l’État : ne pas faire attention quand une usine d’importance majeure est rachetée par une multi­­nationale (qui prend au passage les deniers publics) ET ne pas avoir commandé de masques pour que l’usine puisse continuer à vivre. Nous sommes donc en train de payer au prix de vies humaines ce manque de politique sociale et industrielle, contrairement à l’Allemagne qui s’en sort mieux, car ayant un plus grand nombre d’hôpitaux par habitant et ayant encore un riche tissu industriel.

       La crise sanitaire arrive, elle va être catastrophique, mondiale et meurtrière, mais les manquements de l’État français depuis les trente dernières années vont la transformer en une crise sanitaire ET économique cataclysmique ! Et comme si cela ne suffisait pas, les faiblesses de la société française vont refaire surface.

À SUIVRE
La pandémie dévoile une lutte des classes
toujours présente

POUR EN SAVOIR PLUS

Pour rire, le conseil des Ministres révélé :

 

Sur l’inaction de l’État français face à cette crise : l’excellent fil de Maître Pandaï du 29 mars, https://threadreaderapp.com/thread/1244349636040671243.html (dont une très grande partie a été reprise par Mediapart dans son article « Covid-19 : chronologie d’une débâcle française »)

Sur la gestion calamiteuse du stock de masques : https://www.franceculture.fr/politique/penurie-de-masques-les-raisons-dun-scandale-detat

Sur l’usine bretonne qui fabriquait des masques pour TOUTE l’Europe : https://www.franceculture.fr/economie/lusine-bretonne-qui-alimentait-la-france-en-masques-histoire-secrete-dun-saccage-industriel

Entretien, début mars dans Le Point, de Bruno Canard, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des coronavirus où il fait le point des recherches sur les coronavirus : https://artofuss.blog/2020/03/06/depuis-le-sras-on-aurait-du-avoir-des-medicaments-prets-sur-les-etageres/

NOTES DE BAS DE PAGE

[1] https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/fermeture-des-hopitaux-quels-sont-les-chiffres_3187165.html

[2] https://www.insee.fr/fr/statistiques/1906667?sommaire=1906743

[3] À Quimper, en 2019, l’hôpital Laënnec a embauché pour 2 millions d’euros du personnel soignant contre 3 millions d’euros du personnel non médical : https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/quel-remede-face-au-deficit-de-l-hopital-16-01-2020-12480182.php

[4] https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/diminution-du-nombre-de-lits-a-l-hopital-mais-hausse-de-la-population_2483265.html

[5] https://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2018/02/13/29006-20180213ARTFIG00014-au-moins-trois-choses-a-connaitre-pour-cerner-le-malaise-des-hopitaux-en-france.php

[6] Basta Mag « Pénurie de masques face au Covid-19 : la faillite des gouvernements successifs dans la gestion des stocks »

[7] https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Coronavirus-temps-perdu-recherche-Sras-2020-03-03-1301081779 Ce manque de financement s’est ressenti dans la plupart des pays occidentaux : https://www.lapresse.ca/actualites/sante/202002/09/01-5260262-coronavirus-faute-de-fonds-le-traitement-se-fait-attendre.php

[8] https://www.humanite.fr/bruno-canard-le-chercheur-qui-avait-alerte-en-2015-sur-le-risque-de-coronavirus-denonce-le-686372

[9] https://www.franceculture.fr/politique/penurie-de-masques-les-raisons-dun-scandale-detat

[10] https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/du-courrier-toujours-en-souffrance-a-quimper-10-02-2020-12500426.php

[11] https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/18/coronavirus-les-associations-d-aide-aux-plus-demunis-font-appel-aux-jeunes_6033529_3224.html

[12] https://www.20minutes.fr/societe/2742311-20200318-coronavirus-devoir-moral-associations-caritatives-tirent-sonnette-alarme

[13] https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/17/le-coronavirus-c-est-la-double-peine-pour-les-plus-pauvres_6033357_3232.html

[14] https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/18/dans-les-quartiers-populaires-si-on-remplit-le-frigo-on-chope-le-corona_6036998_3224.html 

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3 réactions au sujet de « Covid-19 : quelles leçons à en tirer ? (2e partie) »

  1. Très bon article, avec pleins d’exemples, merci 🙂 La partie où tu soulèves les manquements de l’Etat qui recourt aux associations m’a pas mal marquée : je me suis aussi faite cette réflexion avant le virus. On entendait souvent dire que l’Etat rassemblait les associations pour prendre des décisions. Et ça me semblait normal pendant longtemps. Mais depuis le jour où j’ai commencé à être impliquée dans la création d’une asso et son fonctionnement, je me suis rendue compte que c’était en fait complètement aberrant, car les asso ont peu d’argent, et c’est souvent un travail bénévole qui demande autant d’implication que si on était salarié. J’avoue aussi qu’au début du confinement, je m’étais inscrite dans ma région pour aider les asso caritatives, vu que, comme tu le mentionnes, elles manquent de bénévoles. Et j’ai tellement flippé à l’idée d’être exposée au virus (je suis un peu hypocondriaque) que je me suis “dégonflée”. Et une partie de moi avait l’impression d’être mise en première ligne gratuitement, d’être sacrifiée parce que l’Etat (et le maire de la ville) ne sont pas capables de donner une dignité aux personnes de la rue et aux migrants.

    1. Bonjour Lucile,
      Je te remercie de ton retour. Pour les associations, je pense que l’on se rend compte de tout cela quand on est dedans. Avant de faire partie d’une association, je ne m’étais jamais posée ces questions, mais c’est en voyant tout le travail effectué par les bénévoles (et le mien 😉 !) que j’ai commencé à me dire qu’il y avait un problème.
      Ensuite, ne culpabilise pas de t’être dégonflée, si tu ne te sentais pas en sécurité, ce n’était pas de bonnes conditions pour pratiquer le bénévolat. Tu reprendras quand la situation sera devenue normale, car je pense que les associations auront encore besoin de monde pendant longtemps…

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