La puissance des mères

La puissance des mères

Un nouveau livre coup de cœur : La puissance des mères de Fatima Ouassak.
Je savais que j’en aurais parlé, mais je pensais qu’il aurait seulement fait l’objet d’une publication sur Instagram. Mais là, ce livre ! Une énorme bonne surprise : il parle de tous les sujets problématiques actuels : école, racisme, inégalité sociale, féminisme, alimentation, accès à l’espace public, écologie, territorialisation, politique.
Et en prime, en restant positif et en donnant encore plus envie de s’investir pour le bien commun ! Et quel meilleur moment que d’en parler avec la fête des Mères qui arrive !
Un livre très riche, sur même pas 200 pages, et qui se lit facilement.
Ce livre devrait être lu par tous les parents, les professeurs, voire les élus.

Il est tellement riche que cet article se divisera en deux : le livre en lui-même et la question qui se pose, à laquelle de plus en plus de parents de classe moyenne est confrontée :
que faire pour une école plus égalitaire sans être tentés d’aller inscrire son enfant dans une autre école ? (J’écrirai cette seconde partie plus tard, j’ai un article important à sortir avant les élections régionales !).

La puissance des mères

Pour replacer dans le contexte, l’autrice du livre est Fatima Ouassak qui est originaire de Bagnolet et y habite encore.

Essai Marx et sa baguette d'Itaru Watanabé

Bagnolet est une ville de la région parisienne qui est en train de subir une énorme gentrification (les classes moyennes riches viennent s’y installer délogeant les populations plus pauvres qui sont repoussées plus loin). Si cette gentrification pourrait être vue comme positive car créant une mixité sociale, hélas, il n’en est rien. En effet, une grande partie des couples de classe moyenne décide de déjouer la carte scolaire (selon où vous habitez, vous avez un établissement dédié) et préfère mettre leurs enfants dans une école parisienne, au prétexte qu’ils auront de meilleurs chances de s’en sortir. Sur ce débat qui est très complexe, je reviendrai dans un prochain article.

Ce livre raconte la prise de conscience de Fatima Ouassak face aux inégalités, dont elle ne voulait pas pour ses enfants. Voyant que ses propositions dans l’organisation syndicale des parents, la FCPE, n’étaient pas reprises (je vous passe les remarques racistes qu’elle a dû essuyer, étant d’origine marocaine), elle se décide avec d’autres mamans de milieu populaire de monter un syndicat de parents, le Front de Mères (qui n’est pas interdite aux pères), afin de faire entendre la voix des mères des quartiers populaires, que les élus appellent toujours pour faire le gâteau des kermesses, mais jamais pour leur demander LEUR avis sur ce qu’elles veulent comme éducation pour leurs enfants. Son objectif est clairement énoncé : reconquérir l’espace public ! Qu’on entende enfin la voix de ceux que l’on n’entend jamais : les classes populaires et ceux que l’on invisibilise dans les combats politiques, les personnes racisées (les personnes considérées comme faisant partie des personnes non-blanches). Et qui mieux que les mères, qui ont « la puissance du dragon » grâce à leur maternité, pour porter ce message.

Le livre se découpe en une introduction, quatre chapitres, une conclusion et des annexes.

  • Introduction : les mères doivent faire ressortir la puissance du dragon qui sont en elles
  • S’ancrer localement, l’exemple des mères de Bagnolet
  • Des Folles de la place Vendôme au Front de mères
  • Élargir le champ des possibles de nos enfants
  • Reconquérir le pouvoir et le territoire
  • Conclusion : éviter la peur de la résignation en proposant un projet politique fort où il n’y aura aucune discrimination !
  • Annexes : les principaux communiqués du syndicat Front de Mères.

L’ascenseur en panne

Ayant été dans un collège de ZEP (à l’époque), je connais les quartiers populaires pour y avoir passé mon adolescence. J’ai également été bénévole dans la chaîne de télévision très locale, qui n’était diffusée que dans ces quartiers (alors que nous aurions voulu qu’elle diffuse sur toute la ville pour homogénéiser les reportages). L’exemple de l’ascenseur que Fatima Ouassak donne a été percutant pour moi. Je n’avais jamais pensé de cette façon, et je me suis dit que nous avons vraiment beaucoup à apprendre de ces quartiers où nous allons très peu (pour quoi faire, il y a rarement des magasins et lieux culturels).

Je pense que c’est assez connu, les ascenseurs des immeubles de quartiers populaires sont toujours en panne ou presque (quand il y a la chance d’avoir des ascenseurs, car combien d’immeubles de plus de 5 étages n’en ont pas). Fatima Ouassak donne cet exemple pour montrer que rien qu’accéder à l’espace public est difficile pour ces familles habitant dans des tours d’immeubles. En effet, nous sommes humains, quand vous montez plus de 10 étages à pied, vous réfléchissez à deux fois, si vous voulez redescendre pour aller dans la rue. De même, beaucoup de mères ont peur de laisser leurs enfants sortir, de peur qu’ils se retrouvent coincés dans l’ascenseur (voire qu’ils meurent par suffocation[1]!). Pour autant, des reproches sont faits aux mêmes mères de laisser trop leurs enfants sur devant la télévision… L’architecture de ces immeubles contraint ainsi des personnes à ne pas se montrer et donc à être invisibilisé dans l’espace public.

Le livre

Fatima Ouassak part donc de la situation de la maternité pour analyser tout l’enjeu social qu’il y a à se battre pour une école plus égalitaire. Et c’est passionnant car elle pense à tout, elle englobe tout afin d’avoir une vision plus politique qu’est l’institution scolaire. Comme je le répète souvent, tout est politique, et l’école encore davantage. Et cela est régénérant de voir l’organisation qu’elle a montée, le Front de Mères se battre pour une école plus républicaine au sens d’égalité des chances, sans racisme et mépris envers les pauvres. La force de cette organisation est qu’elle ne prend pas en parti les professeurs, victimes selon elle aussi du système, vu leurs maigres salaires, les classes surchargées et surtout leur manque de moyens (je reviendrai dans le second article sur tous ces points) !

Il en est de même pour l’hôpital, lors de l’accouchement. Fatima Ouassak montre que les violences obstétricales et les opérations facultatives mais invasives comme l’épisiotomie sont davantage pratiquées dans les hôpitaux des villes populaires que des villes riches. Mais pour elle, hors de question de partir dans le privé (où elle ne sera pas forcément mieux traitée), c’est la défense d’un service public qui est important. Le recours au privé est, selon elle, un piège qui enferme les parents des classes populaires (et à mon avis, les classes moyennes aussi) : soit ils culpabilisent de ne pas mettre leurs enfants dans le privé ; soit ils se saignent pour les y inscrire, mais ces derniers n’auront pas forcément une meilleure formation (les professeurs du privé ne sont pas obligés d’avoir le CAPES[2]).

S’ancrer localement, l’exemple des mères de Bagnolet

Dans ce chapitre, Fatima Ouassak part de sa propre expérience en tant que mère pour montrer comment la violence éducative envers les populations pauvres et/ou racisées est beaucoup plus pernicieuse que celle des violences policières. En effet, dès enceinte, le système médical vous fait sentir que vous n’êtes pas une personne, mais seulement un ventre. 

Les médecins ne vous demandent pas d’autorisation pour telle opération pendant l’accouchement (alors que c’est obligatoire). Ensuite, le système pédiatrique est lui aussi hypocrite car quand vous êtes pauvres, vous passez le plus souvent pour une mauvaise mère (avec le pré-requis, s’ils sont pauvres pourquoi ils font des enfants !?). Fatima Ouassak arrive à bien décrire ces mécanismes malgré la difficulté de mettre des mots sur ces situations pernicieuses. Comme elle le mentionne, avec les violences policières, on voit le sang, les blessures ; là, dans le milieu pédiatrique, tout est dit sous fond d’arc-en-ciel et de licornes car c’est pour le bien du bébé. En tant que mère, vous voulez le bien de votre bébé, n’est-ce pas !? Quel parent répondrait non à cette question !?

Je vous passe les épisodes racistes de la crèche et de la maternelle. Fatima Ouassak donne des exemples frappants et au combien désolants de la différence d’éducation entre les enfants, notamment l’exemple de la petite fille arabe qui vient habiller en pantalon et qu’on demande aux parents d’habiller en fille !!!???

Mais la force de cet essai est que Fatima Ouassak n’en veut pas aux éducateurs et autre personnel soignant et scolaire. Selon elle, c’est le système qui est en cause. Pour preuve, quand des parents font des remarques au personnel pour justement essayer d’améliorer les choses, celui-ci les renvoie au chef de service, qui, le plus souvent, les renvoie au directeur, qui les renvoie, à la collectivité… Cela donne l’impression que personne ne décide ou que tout est décidé par une grande instance impénétrable. Pourtant, à force de persistance, les parents arrivent à parler au bon interlocuteur : l’élu en charge du problème… qui, le plus souvent, leur répond qu’ils n’ont qu’à partir dans le privé !!! Oui, un élu de la République qui donne une telle réponse à des parents, j’en suis malade ! L’essayiste conclut sur la défaillance du système, c’est donc lui qu’il faut changer afin de donner le meilleur à nos enfants et dans la meilleure égalité possible ! Selon moi, c’est vraiment la puissance de ce livre qui donne l’énergie de vouloir changer les choses.

Enfin, étant d’origine arabe, Fatima Ouassak parle beaucoup du problème de la récupération des combats politiques des mères racisées par les organisations syndicales et politiques à majorité blanche. Elle cite beaucoup d’exemples, où ce sont les mères racisées qui ont mis en avant certains problèmes, et quand ceux-ci ont été récupérées par les organisation syndicales, ces mères étaient reléguées à l’arrière-ban tandis que des personnes blanches étaient mises en avant pour exposer ces problèmes ! Si ce n’est pas du racisme, je ne sais pas ce que c’est ! C’est pourquoi, selon elle, il est vraiment important de rendre visible sur la place publique le combat de ces mères.

Des Folles de la place Vendôme au Front de Mères

Partant des expériences des Folles de la place de Mai dans les années 1970 (mères argentines qui manifestaient pour la restitution des corps de leurs enfants disparus) et des Folles de la place Vendôme dans les années 1980 (mères françaises qui manifestaient contre l’assassinat de leurs enfants par la police), Fatima Ouassak décide avec d’autres mères des quartiers populaires de fonder leur propre syndicat puisqu’elles n’arrivaient pas à se faire entendre dans les syndicats de parents d’élèves existants.

L’essayiste n’est pas tendre avec les organisations parentales qui selon elle, ne défendent qu’un type d’enfant, celui de classe moyenne et non les enfants de TOUTES les classes sociales. Elle trouve de plus que ces organisations ne se bougent pas assez quand ils s’agit des violences scolaires, des discriminations, violences inégalitaires de l’école dues à un manque de moyens. Et elle regrette qu’il est difficile d’aborder ces sujets avec le personnel éducatif car ce sont des sujets qui effrayent, mais surtout pour lesquels le personnel n’est pas formé (on revient toujours au manque de moyens à l’école).

C’est pourquoi en créant le Front de Mères, ce syndicat se veut le plus ouvert à tous mais veut surtout lutter contre TOUTES les discriminations et inégalités. Commençant par des « petites » revendications, cette organisation a élargi son champ d’action car elle s’est rendu compte de TOUS les problèmes actuels de l’école républicaine. Je ne vous fais pas la liste, je pense que tout le monde ou presque les connaît.

L’expérience dragonnesque d’une collègue

J’ai constaté la force des mères et leur forte volonté à faire bouger les choses pour le bien de leurs enfants, grâce à ma collègue Manon.
En effet, elle décide de devenir déléguée de parents, après avoir appris que les repas distribués à la cantine étaient conditionnés dans des barquettes en plastique à une trentaine de kilomètres (oui, oui, il faut que j’écrive un article au sujet de la cantine,
car il y a de quoi faire évanouir même l’écolo qui n’est pas en vous !).

Je vous passe les multiples péripéties qui mériteraient un article entier, mais la force de dragon de Manon avec celle de quelques autres parents ont fait qu’ils ont réussi à porter ce débat lors des dernières élections municipales ! Et l’équipe qui a remporté les élections est celle qui avait le programme le plus riche pour la fin de ces barquettes plastiques à la cantine laughing !

Élargir le champ des possibles de nos enfants

La force du syndicat Front de Mères est d’avoir ouvert son champ d’action à tous les terrains. Mais aussi, ce que j’ai aimé est qu’il ne réduit pas le rôle de mère a seulement celui de la bonne mère pour la France-patrie. Non, là, Fatima Ouassak remet en avant la Mère, au sens familial, dans tout ce que la famille, n’importe son niveau éducatif et culturel, procure aux enfants. 

Cette notion n’est hélas rarement mise en avant dans les magazines et autres manuels du bon parent. Pourtant, n’importe quel membre de la famille peut transmettre quelque chose à un enfant. Même les parents qui ne savent pas lire (en 2010, 10 % de la population française était encore illettrée et 7 % avait des « difficultés modérées » avec la lecture[3] !!!) peuvent transmettre autre chose : le goût pour la nature, la mécanique, la cuisine, etc. Ces notions, même si elles ne sont pas mises en avant dans le système éducatif français, sont utiles. Et surtout, l’important est la transmission au sens où elle ancre l’enfant dans un espace-temps familial qui lui donnera des armes pour se construire. Ces repères culturels et spirituels l’aideront notamment à lutter contre le racisme et/ou le mépris de classe.

Enfin, une question importante est abordée : comment transmettre nos valeurs de dignité et d’égalité dans un monde qui ne l’est pas ? En effet, beaucoup d’entre nous souhaite transmettre à leurs enfants la dignité et le respect des autres. Pourtant, le système scolaire français apprend aux enfants qu’il faut se distinguer des autres, voire les écraser (il est encore aujourd’hui, toujours bon d’avoir des bonnes notes et d’être le premier de la classe). Fatima Ouassak répond à ce problème en expliquant qu’il faut montrer de bonnes bases aux enfants, surtout ne rien lâcher et toujours expliquer les choses aux enfants, même quand ils sont victimes d’injustice, de violences ou d’inégalités.

Reconquérir le pouvoir et le territoire

Fatima Ouassak envisage la lutte de son syndicat le Front de Mères comme un moyen de reprendre le pouvoir face aux oppresseurs, aux criminels et aux violeurs. Selon elle, c’est un des seuls moyens de les mettre hors d’état de nuire.

La lutte contre la pédocriminalité est ainsi mise en avant par le syndicat car elle est trop souvent occulté par l’institution alors qu’elle touche énormément d’enfants (un enfant sur dix est victime d’inceste[4], soit deux à trois enfants par classe !!!). Des outils peuvent être mis en place pour expliquer la notion de consentement aux enfants, ce qui est à mon avis, un enjeu-clé de cette lutte. Et pour avoir eu un exemple récent d’une enfant maltraitée par une camarade de classe, je peux vous assurer que la notion de consentement est vraiment une question importante, que l’école (et les parents) devrait apprendre aux élèves, dès leur plus jeune âge.

L’essayiste insiste également sur l’importance de la transmission, qui, selon elle, est indispensable dans le cadre d’une lutte. Transmission également historique : se rappeler des luttes passées et de leurs victoires est toujours bon (ce que j’essaye de faire avec la page du blog Mémoire des luttes sociales). Mais cette transmission passe également par l’école, et là, elle souhaite que les parents s’investissent davantage dans celle-ci, et qu’ils réclament plus de moyens afin que l’école publique ne devienne pas une école de sous-catégorie. L’école doit être un lieu d’épanouissement et émancipateur pour les enfants, ne doit pas être régie par les règles du marché, et ne plus être un lieu où les discriminations sont encore fortes (et ne se règlent pas : l’école française est une des plus inégalitaires des pays de l’OCDE[5]).

Elle préconise aussi sur l’importance de la formation pour les enfants, comme pour les adultes, mais que celle-ci soit horizontale : qu’elle ne descende pas du pouvoir, mais que ce soient les mères elles-mêmes qui forment les autres mères lors de réunions afin que ce soit des lieux d’échange, de discussion et de convivialité. Et ces formations pourraient être de tout ordre : sur le trop-plein d’écrans, la nourriture, etc. Et croyez-moi, il y a du boulot sealed !

Enfin, et c’est la force de livre qui prend en compte tous les débats actuels, Fatima Ouassak parle aussi d’écologie. Selon elle, c’est aussi une lutte des Mères afin de donner un monde meilleur à ses enfants. Mais attention pas l’écologie des quartiers de la gauche gentrifiée, non la vraie écologie, celle qui prend en compte le bien commun de TOUS les habitants de la planète. Et pour parler de cette écologie, il faut reconquérir le territoire et la politique afin que celle-ci corresponde réellement à ce que les gens souhaitent.

L’essayiste donne l’exemple de l’allaitement qui est une manière écologique de nourrir ses enfants (pas de lait industriel en poudre). Elle souhaite ainsi une meilleure prise en charge de celui-ci pour TOUTES, d’autant plus pour les mères des quartiers populaires qui ont moins d’argent pour nourrir leurs enfants, mais surtout moins les moyens matériels de pouvoir les allaiter convenablement (aller tirer votre lait quand vous faites des ménages ou travailler à l’usine). Cet exemple comme les autres du livre montrent que le combat écologiste passe bien par les mères, qui sont à même de savoir ce qui est bon ou non pour les enfants, et de là, ce qui est bon pour TOUT le monde.

Mon expérience avec les élus

Faisant partie d’une association environnementale et d’un collectif pour le ferroviaire, je peux vous le confirmer : les élus quimpérois et ceux de la région Bretagne n’aiment pas écouter l’avis de leur population (et qu’ils soient aussi bien de gauche que de droite).

Combien de fois, les élus quimpérois ont fait appel à des cabinets privés plutôt qu’aux associations locales qui connaissent le terrain ? Et après, nous nous étonnons de ne pas savoir où part l’argent public alors que les associations auraient volontiers donné leur expertise du terrain à un moindre coût.

Les cabinets privés apportent des solutions toutes prêtes mais qui ne correspondent pas à la ville, et rebelote, 4-5 ans plus tard, la collectivité refait appel à un cabinet pour trouver une nouvelle solution puisque la première n’a pas convenu (avec encore des millions d’argent public dépensés).

Pour conclure, ce livre est à lire laughing. Comme vous l’avez sans doute constaté, Fatima Ouassak est assassine envers la gauche. Et je pense qu’elle a raison. La gauche n’a pas su (ou voulu ?) s’intéresser aux classes populaires aussi bien les blanches que les non‑blanches. Fatima Ouassak analyse, en conclusion, le témoignage d’une Gilet Jaune qui s’inquiète pour l’avenir de ses enfants. L’essayiste montre ainsi que les mères s’inquiètent toutes pour leurs enfants, d’autant plus aujourd’hui, où nous constatons tous (excepté les ultra-riches) que la vie est beaucoup plus difficile pour les jeunes d’aujourd’hui que nous à notre époque. Oui, même moi, à 36 ans, je l’écris déjà, alors que je l’entendais déjà quand j’étais ado. Pourtant, la situation est réellement encore pire pour les jeunes qu’il y a 20 ans cry !

Pour Fatima Ouassak, il ne faut pas donc surtout pas baisser les bras face aux politiques, c’est ce qu’ils attendent ! Tout est fait pour que nous nous découragions. Au contraire, il faut reconquérir NOTRE terrain, là où les décisions se prennent, et montrer que nous sommes là, qu’ils ne peuvent pas faire sans nous. Elle rappelle la force du collectif : c’est ENSEMBLE que nous pouvons faire bouger les choses. ET c’est le collectif qui fait peur aux décideurs politiques. Pour autant, pas besoin d’être des centaines, quelques personnes motivées suffisent à faire changer les choses et à se fair entendre ! Et j’avoue que ce message du livre m’a reboosté dans mon engagement pour le bien commun laughing. Alors si  vous offrez un cadeau pour la fête des Mères, vous en avez un tout trouvé wink !

Où trouver cet essai ?

La puissance des mères de Fatima Ouassak est paru à La Découverte en 2020 (https://www.editionsladecouverte.fr/la_puissance_des_meres-9782348059490).

Chez votre libraire préféré ou sur le site internet Place des libraires pour soutenir les librairies indépendantes (https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782348059377-la-puissance-des-meres-pour-un-nouveau-sujet-revolutionnaire-fatima-ouassak/).

Ou, comme moi, à la médiathèque de votre ville laughing !

POUR EN DÉCOUVRIR PLUS

Sur l’inceste

Sur les différences sociales face à l’éducation

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4 thoughts on “La puissance des mères

  1. Waouh, les sujets embrassés sont nombreux, et pourtant intimement corrélés ! Surtout l’écologie qu’on a tendance à mettre à côté du social, sans le relier véritablement à nos vies quotidiennes. J’avais vu passer cet ouvrage sur Instagram mais je n’en connaissais pas bien le contenu, donc merci pour ta chronique ! Je n’ai pas d’enfant, et je ne le souhaite pas, mais je pense que cet ouvrage m’intéresserait beaucoup !! Je savais pas que tu faisais partie d’un collectif pour le ferroviaire ?!

    1. Et si :-), le collectif a été monté lors de l’arrivée du TGV car la région en a profité pour supprimer plein de TER, alors que c’est eux que les gens prennent quotidiennement ! Si cela t’intéresse, j’avais écrit un article reprenant une de nos actions qui a été de démontrer que l’on pouvait diminuer le trafic de 5000 voitures par JOUR (https://crevette-diplomate.fr/diminuer-trafic-automobile-grace-au-train/) !!! Et pour revenir à « La puissance des mères », c’est aussi ce que j’ai aimé dans ce livre : montrer que tout est corrélé, donc que tout est politique 😉 !

  2. C’est passionnant cet article, tellement riche que je me demande si cela vaut la peine de lire le livre 😉
    Tout est lié en effet, en témoignent tes idées de développement et de prochains articles de blogs qui émergent 🙂
    J’entends de plus en plus le féminisme lié à l’écologie mais je ne connais pas ce bien ce courant de “l’éco-féminisme”. Encore une idée d’article? 😉

    Par contre, je trouve un peu étonnant de parler de Mères à l’heure où la société commence (doucement) à accepter la diversité des modèles familiaux. L”auteur onsidère-t-elle qu’un père est une mère comme une autre…? Je lirai le livre pour en savoir plus 🙂

    Merci pour cet article.

    1. Oui, c’est toujours difficile de rendre compte d’un livre sans tout dire. Mais, il y a encore de quoi lire, je n’ai pas raconté toutes ses expériences 🙂 !
      Et oui, ce livre m’a donné plein d’idées d’articles (comme si je n’en avais pas assez 😉 !).
      Concernant la revendication de la figure maternelle, l’autrice y répond par le fait que dans la vraie vie, c’est encore la majorité des mères qui s’occupent des enfants (notamment sur la charge mentale), et surtout, c’est encore elles qui vivent la grossesse et l’accouchement qui permettent de donner la force du dragon 🙂 !

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